Chronique d’un confinement
(Extraits)
Les confinements des printemps et automne 2020 ont été une expérience inédite. En tant que photographe, je me suis demandé comment utiliser ce temps-mort imposé. Il me fallait que ce temps ne soit pas perdu, évanoui.
Je décide alors de réaliser une photographie par jour dans le cadre des contraintes gouvernementales, d’abord dans l’espace intime de la maison, puis dans le périmètre autorisé des 1 km autour du lieu d’habitation.
Ces photographies n’ont aucune prétention, sinon capter l’instant, dompter l’angoisse de la maladie, saisir l’exotisme dans la banalité des lieux, du quotidien, des habitudes… Révéler la poésie des objets personnels, de l’ordonnancement des jardins, des maisons du quartier, des paysages de proximité…
En un mot, garder l’œil ouvert, malgré tout.


